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HISTOIRE DES FRANCOPHONES DE L’ONTARIO

La transmission culturelle

Les journaux
Les premiers écrit s d'un peuple constitue souvent une littérature de combat. Au cours des ans, depuis la parution du Progrès d'Ottawa (20-05-1858), premier journal français en Ontario, de nombreux hebdomadaire ont témoigné de la vitalité des Franco-ontariens. Si plusieurs d'entre eux, tels L'Interprète d'Alfred (1886-1892), Le Ralliement de Clarence Creek (1895), Le Moniteur de Hawkesbury (1908-1995) et La Feuille d'Érable de Windsor (1931-1952) sont disparus, en revanche plusieurs poursuivent leur mission française en « Ontarie ». Qu'il suffise de mentionner quelques uns, tels Le Carillon de Hawkesbury (1947), Le Voyageur de Sudbury, Le Rempart de Windsor, le Nord de Hearst, le Goût de vivre de Penetanguishene, l'Express de Toronto, Le Journal de Cornwall, Le Reflet d'Embrun et l'Express d'Orléans. Plus récemment, d'autres journaux sont venus grossir la liste ou prendre la relève : mentionnons Vision de Rockland, Le Métropolitain de Toronto, Au Courant de New Liskeard , Les Nouvelles de Timmins et L'Horizon de Kapuskasing. De plus, L'Union des cultivateurs franco-ontariens a son mensuel, Agricom, les aînés franco-ontariens ont leur journal, Vivre +, tout comme plusieurs autres organismes ont le leur, sans oublier les journaux scolaires.

La télévision française en Ontario
TFO devient finalement une entité complète et autonome, indépendante du réseau anglais. C'est une télévision éducative de toute première valeur, longtemps revendiquée par les dirigeants franco-ontariens tel Omer Deslauriers, et qui doit beaucoup à ses pionniers, du directeur Léopold Lacroix à l'animatrice Jacqueline Pelletier. Dans les décennies précédentes, l'homme d'affaires Conrad Lavigne avait un rôle prépondérant dans l'avènement des médias électroniques de langue française du Nord ontarien.

La culture et les arts
Après plusieurs autres, le Rapport Saint-Denis intitulé la Vie culturelle des Franco-ontariens. Rapport du comité franco-ontarien d'enquête culturelle, fait d'importantes recommandations sur l'aspect primordial de la culture et des arts dans la vie des Francos-Ontariens. Le Rapport SAVARD, Cultiver sa différence. Rapport sur les arts dans la vie franco-ontarienne, s'ajoutera en 1978. La même année naîtra Liaison, revue des arts en Ontario français.

Les grands rassemblements culturels
L'histoire des Franco-ontariens a longtemps marquée par de nombreux rassemblements religieux, tel que le fameux Congrès eucharistique de 1942 à Hawkesbury (100 000 fidèles) et le célèbre Congrès marial de 1948 à Ottawa (un million de pèlerins). La dimension patriotique et culturelle loge aussi à bonne enseigne. Ainsi le défilé de la Saint Jean-Baptiste fait partie des festivités de plusieurs municipalités. Dans Prescott et Russell par exemple, il attire annuellement de 5 000 à 12 000 spectateurs (on en a même dénombré 20 000) depuis des décennies. Le dernier quart de siècle a toutefois été marqué par de nouveaux événements.

La musique
Nous vous invitons à visiter le site de l'Association professionnelle de la chançon et de la musique > APCM

Le théâtre
Théâtre Action a organisé plus de 20 festivals provinciaux de théâtre partout en Ontario et en 1996 est né le festival scolaire qui réunit annuellement plus de 300 jeunes des écoles secondaires.

La littérature
Elle présente un corpus original et assez important (peut-être 2 000 oeuvres) que nous ont aidé à connaître les chercheurs, surtout René Dionne. Les Écrits de l'Ontario français, qui devraient être publiés en l'an 2000, feront état de 3 500 à 4 000 écrits de tous les genres. Plusieurs oeuvres importantes seraient à retenir, à compter des Forestiers et voyageurs (1863) de Joseph-Charles Taché jusqu'aux Chroniques du Nouvel-Ontario (1981, 1983, 1886) d'Héléne Brodeur ainsi qu'aux oeuvres de Gabrielle Poulin et de Daniel Pouliquin. Il faut particulièrement souligner la vitalité littéraire du dernier quart du 20ème siècle. En 1973, les Éditions Prise de Parole de Sudbury ouvrent la voie aux jeunes auteurs, permettant la publication de diverses formes de littérature franco-ontarienne et une plus grande diversité, par exemple que les sérieuses Éditions de l'Université d'Ottawa. Puis d'autres maisons d'éditions, telles Vermillon, l'Interligne et le Nordir, viennent cultiver le jardin littéraire. En 1999, l'Ontarie compte quelque dix éditeurs. Aujourd'hui, l'Association des auteur (e)s (AAOF) de l'Ontario veille à la diffusion et à la promotion de littérature fracno-ontarienne.

Les arts visuels
En septembre 1990 PRO-ARTS, un organisme à but non lucratif consacré aux arts visuels en Ontario français, suspendait toutes ses activités et ce, pour deux raisons : la première étant que pour maintenir ses activités d'expositions dans les galeries éducatives des écoles secondaires de l'Ontario, ainsi que pour des expositions spéciales, cet organisme ne recevait que des subventions ponctuelles : avec cette variable du financement ponctuel et l'essoufflement d'un bénévolat fidèle depuis 10 ans, l'organisme n'était jamais certain de pouvoir mettre ses activités sur pied.

Cependant avec tout le travail accompli depuis une dizaine d'années, PRO-ARTS avait quand même participé a l'essor du développement des arts visuels en Ontario français : développement qui le conduisait paradoxalement aussi à s'arrêter à cause d'un manque de ressource. En effet, les besoins et les attentes des artistes visuels de l'Ontario français grandissaient et PRO-ARTS, dans de telles conditions ne pouvait y répondre adéquatement.

Devant ces faits, PRO-ARTS décidait donc de prendre un temps d'arrêt et de réflexion en identifiant ce à quoi devrait ressembler le mandat d'un organisme en arts visuels. Muni de grandes lignes d'une planification stratégique pour les arts visuels, PRO-ARTS organisait des consultations régionales avec les artistes visuels de l'Ontario français.

Ces consultations ont permis aux artistes de se rencontrer et de définir ensemble leurs besoins et leurs attentes quant aux développements de leurs disciplines artistiques.

Devant la reconnaissance de besoins communs, les artistes ont fait un premier pas : ils ont formé un comité ad hoc, composé de 10 artistes, dont le mandat fut de compléter le plan de développement stratégique de l'organisme provincial conformément aux résultats des consultations régionales. De plus, le comité avait pour mission d'organiser une assemblée de fondation ou les artistes visuels regroupés en délégations régionales entérineraient officiellement la fondation de l'organisme souhaité, ainsi que son plan de développement, sa structure et ses statuts et règlements.

L'assemblée de fondation s'est tenue le 16 et 17 novembre 1991: participaient à cet important événement 38 artistes délégués, représentant équitablement chacune des quatre régions identifiées de l'Ontario francais qui étaient mandatées pour voter et adopter le plan de développement ainsi que les statuts et règlements de l'organisme. Un nouvel organisme consacré aux arts visuels est donc né ; on lui donne le nom BRAVO pour le Bureau des regroupements des artistes visuels de l'Ontario.

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Anne-Karen   SchÜtterlÉ

Sept 2004

« Anne-Karen Schutterlé soulève ces questions d'éthique qui nous polarisent face aux problématiques sociales actuelles »


Le Muse virtuel des beaux-arts de l'Ontario francophone Premier muse franco-ontarien, lieu de conscration des arts visuels en Ontario français, dvoil lors de l'Assemble gnrale annuelle de BRAVO (Bureau des regroupements des artistes visuels) à Mattawa (26 juin 2004), et lanc officiellement le 30 septembre 2004 à Ottawa. de visu sera en construcion jusqu'en juin 2005.


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